
Oeuvre 1 et 2 presque finies
Oeuvre 3 commencée et presque terminé rendu au collage des photos
Oeuvre4 commencée mais pas terminée
Oeuvre 5 couche de blanc latex
oeuvre 6
Mise en page commencée et presque terminée
couverture + format livret et méthode aussi trouvée
Histoire :
Extraits :
ÉBAUCHE DE TRAVAIL SUR UNE NOUVELLE…
J’AI TUÉ MA PEAU
J’ai tué ma peau 1 : Prologue 1
Ce bout est peut-être à jeter
Mon p’tit journal, tu sais pas trop qu’est tu fais avec moi… que veux-tu l’destin en a décidé ainsi. Je t’avais trouvé dans la rue St-Joseph. J’ai jamais eu personne qui écoutait vraiment, j’me suis dit à un moment donné, tant qu’à écrire … J’ai la peau sous la puce ça me gratte le cœur, d’être ici, dans ma peau de québécoise, sur la Ste-Osti-de-vie, Si tu veux savoir, y’a pas grand-chose sur cette rue-là : des appartements, des gens pis moi…
Je n’écris pas grand-chose, juste mon quotidien de jeune Québécoise mal chaussée. Tu me demande si j’ai un nom hein? Un nom, si seulement t’en avais besoin, j’aurais pu être m’importe qui, un rat pour grignoter ta peau de papier. Si tu veux savoir, chère cahier, je suis Marie. J’ai 19 ans, le cœur gros, cheveux frisés et je suis d’une peau qui est à fleur de lys. J’ai un crayon entre mes 2 jambes, entre les 2 mains pis dans la bouche aussi. J’écris des centimètres de mots sur une page déchirée et saignante comme ca s’peut pas. J’ai une peau d’papier, la plupart du temps, j’fais avec. J’vole sur mon crayon pour écrire un avenir pas certain d’vouloir exister. J’ai un cœur de papier quoi… j’ai tué ma peau pis j’tue tout l’temps ma peau pour la sauver.
Elle écrivait dans son carnet saignant pis déchiré qu’elle avait trouvé sur la St-Joseph . Marie aurait voulu quelque chose de mieux mais Dieu en avait décidé autrement. Mais elle vivait sur la St-Joseph chez la famille de son chum, depuis que sa famille l’avait jeté de chez elle.
Je vais vivre ma vie pis essayer de sortir de mon trou de souris sur la St-Ostie-de-vie. Je travaille dans la tabagie Rock’n’Roll avec mon chum. C’est la shop à son père. Sa famille m’ont aidé quand mes vieux m’ont sacrée dehors. Des fois, j’ai envie de sortir de ma peau pour en avoir une autre mais ça ne marche pas… On est québécois, mais on est canadien. Si j’avais à écrire de quoi ça serait :
« J’AI TUÉ MA PEAU…
De QUÉBÉCOISE»
J’écris chez les égarés, 2007, pensées illusoires
Ma famille à moi, c’était une bande de fou qu’j’ai étouffé au profond d’moi-même. . Ma mère s’overdosait la vie à plein nez de cocaïne aux hommes. Elle se gavait de vieux pourris et la plupart du temps, ils disparaissaient le lendemain après avoir profité d’elle. Mon passé est pas plus lumineux que le reste. . C’est juste que des fois, ça déborde vraiment. On m’a toujours dit que je ne ferais rien dans vie pis que je finirais comme ma sœur. D’après ma mère, ma sœur était partie pour s’ouvrir la peau à Montréal. Mais au fond, elle en avait juste plein son cul de la famille.
Mon père, lui y s’ouvrait une bouteille de scotch pour les finir au bar d’à coté. Y battait aussi ma mère pour y rentrer dedans. Ma mère l’a crissé dehors quand j’avais 12 ans mais elle a continué à s’ouvrir la peau des fesses. On est une famille, un néant à s’en tirer une balle.
À néant tirer
le monde dans le bar d'à côté
Y'ont une boule de scotch dans’ gorge
Y sont là, à ruminer leur détresse
D'autres s'abandonnent à l'exprissivitesse
Eux, y allument les feux verts de leurs cigarettes
y partent sur une guerre
pis une autre après
D'autres se creusent un trou
Pour faire plus beau dans leur jardin
Y mettent leurs petites cennes noires
Dans leurs petites boîtes à chaussures usées
D'autres se censurent, s'autocensurent
D'autres s'défoncent pis s'font défoncer
S'font prendre par derrière
Pour serrer la queue du diable
Y s'lèchent, s'mangent pis s'mordent
L'monde dans l'bar d'à côté
Sont juste à néant
Y'ont une boule de scotch
pognée dans l'cœur
Y sont morts d'horreur
Y en a au Québec, qui sont comme
L'monde dans l'bar d'à côté
Y s'tirent une bouteille de scotch
Pour mourir in peace
Pour se dissoudre une petite bière
Pour s'oublier, à néant tirer
Elle passe sur la rue St-Jean en voyant Radio-Canada puis dans le quartier St-Roch, le Boulevard Charrue et les autres rues peuplées d’artistes, de pauvres calculés d’avance, d’étudiants pis de familles au chômage. En écoutant les compagnies s’effondrer sous la crise économique en devenir. Elle s’arrête sur un banc.
Marie sur la Ste-Ostie-de-vie…
J’ai écrit un poème l’autre fois quand j’écoutais les infos sur la crise économique à TVA, Y parait que 2009 va être aussi pire qu’en 1929. Je ramasse quand même de l’argent pour entrer au Cégep en Littérature. Ce n’est pas comme si je vivais sur la Sainte-Catherine à Montréal mais j’vis plutôt sur une rue principale, commune à tout le monde, la sainte crisse de vie.
Marie sur la Ste-Ostie-de-Vie
Elle s'appelle Marie
Vit dans un p'tit loft pour hamster
Dans le quartier St-Rock
Elle écoute la vie en noir et blanc
Elle pogne juste des mauvaises nouvelles
Elle vit dans un petit trou d'souris
sur la St-Joseph
À se demander si sa vie
c'comme un cauchemar inventé
Elle regarde l'monde tomber
Pis elle avec
Pendant qu'la crise économique
s’actionne aux USA
À compte ses petites cennes
si chèrement ramassées
depuis sa petite jeunesse
Marie vit dans un petit trou d'merde
Sur la Ste-Criss-de vie
À peut pas s'acheter un char
Pour se tuer au hasard
À peut pas s'acheter des calmants
pour calmer sa crise économique
sa crise psycho-économique
La monnaie sous les yeux
À meurt à chaque cenne perdue
Pendant que la crise économique
s’déverse sur le monde
Comme une pandémie monétaire
Marie s'noie dans douleur
Sur la Ste-Ostie-de-vie.
Marie marche dans les vieux quartiers qui en ont vus du monde s’installer pis déserter la place. Elle passe devant Radio-en-canne, Ti-Q aux petits sexes et devant Radio-élargie. Elle n’a peut-être pas tous les postes de TV ou internet mais elle a Un câble autour du cou
On est tous morts en dedans
Je regarde toujours la tv.. la vie en noir et blanc comme diraient les chansons tristes qui passent à TV. Je me dis que je veux aller au Cégep pour changer les chose avec mes mots. À voir la crise économique, le nouveau président, je me demande si mes enfants vont vivre dans un monde parfait ou un monde mal fait. Gaz Métro va détruire le paysage de la rive-Sud. Les Mecdos vont encore exister? Le slogan la vie est Bell c’est-tu vrai ça aussi ? Au fond, on a juste le câble autour du cou….
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